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mardi 19 janvier 2010

Poggio Ai Ginepri 2007, Bolgheri, Tenuta Argentiera

Nous poursuivons aujourd'hui notre exploration de l'Italie viticole, plus précisément dans l'appellation Bolgheri, région côtière située au sud de Livorno. Région qui a propulsé les "supertoscans" sur la scène mondiale au milieu des années 70, où le célèbre Sassicaia battait les vins français lors de dégustations à l'aveugle alors que 25 ans plus tôt les vins issus de ces terres étaient souvent de mauvaise qualité, râpeux et minces.

Le terme "supertoscan" fait référence à un vin dont l'assemblage de cépages n'est pas autorisé dans les DOC italiennes, ou que les proportions des différents raisins utilisées pour le vin ne sont pas conformes aux standards de l'appellation. Il faut pour cela comprendre le système de DOC, mais pour simplifier la chose, disons simplement que pour obtenir l'appellation "Chianti" par exemple, les vins doivent contenir au moins 75% de Sangiovese. Les Supertoscans ne sont donc pas contraints à ces règles strictes et donnent donc des vins très différents tant par leur profil gustatif que par leur approche de la viticulture. De plus, les cépages "internationaux" (dont le fameux Cabernet Sauvignon, le Merlot, la Syrah, etc) sont autorisés en Bolgheri.

Alors, ce soir nous avons au menu un très beau vin de la Tenuta Argentiera, soit le "Poggio Ai Ginepri" dans sa version 2007. Le nez est très bavard, sur des notes de prunes, de dattes, de raisins secs et d'anis. La bouche est riche, presque sucrée tellement il y a d'extraction, avec des notes de tabac, de cuir, de fruits confits (je crois même y déceler des arômes de citron confit) et de réglisse, le tout supporté par une structure tannique très souple et soyeuse. Petit côté végétal pas désagréable en finale. Perso, je trouve que le vin est un peu "mou" en fin de bouche, mais on lui pardonne cette lacune tellement c'est bon! Voici un vin qui peut très bien supporter une garde et se bonifier, et à 23$ la copie, ça vaut la peine d'en mettre quelques uns de côté afin de suivre son évolution. Un beau vin!

50% Cabernet Sauvignon, 30% Syrah, 20% Merlot

Code SAQ: 11161299
Prix: 23,00$
Rapport Qualité-Prix: Excellent

jeudi 14 janvier 2010

rosso Salice Salentino riserva 2006, Taurino

Comme je l'ai déjà mentionné auparavant, j'ai un palais très "italien" dans mon approche du vin. Pour plusieurs raisons, ceux-ci me plaisent énormément et sont souvent majoritaires dans mes listes d'achat. Celui que je vous présente aujourd'hui est un abonné chez moi! Un beau rouge italien, très "cerise" tant au nez qu'en bouche, une belle acidité qui donne de l'élan au vin, une pointe de prunes et un petit côté végétal (plant de tomate) vient compléter le profil aromatique de cette charmante bouteille de la maison Taurino. Le vin de semaine par excellence. Sur des pâtes sauce florentine, une pizza napolitaine... Et si c'était ça la vie?

Du même producteur, je vous recommande également le "Notarpanaro" (code SAQ 00709451), une merveille sous les 20$.Che c' è bello l' Italia!

Code SAQ: 00411892
Prix: 16,00$
Rapport Qualité-Prix: Excellent!

NB: Cette bouteille fut prise de mon inventaire personnel, ayant fait le choix de me priver de mon budget hebdomadaire de vins pour offrir celui-ci à la Croix Rouge canadienne, afin d'aider les victimes du séïsme qui a frappé Haïti plus tôt cette semaine. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles respectives. Le papa de mon neveu est haïtien, j'espère que sa famille qui habite Port-au-Prince est saine et sauve...

mercredi 16 décembre 2009

Bourgogne "Le Chapitre" 2006, René Bouvier


Le Pinot noir... Cépage capricieux qui demande des conditions climatiques particulières pour s'exprimer pleinement. Ni trop chaud, ni trop froid... Exposition plein soleil, afin d'atteindre la maturité phénolique nécessaire pour produire des vins pleins, qui ont du corps, qui "pinotent" pour reprendre l'expression. Cépage emblématique du terroir bourguignon qui, lorsque vinifié par des mains expertes, donne de grands vins, parmi les plus recherchés au monde. On n'a qu'à penser aux vins de la DRC (Domaine de la Romanée-Conti) qui sucitent la convoitise de tous les amateurs de vins, et qui sont si rares que ceux qui arrivent à mettre la main sur une de leurs bouteilles sont considérés comme des privilégiés de ce monde. Des appellations mythiques, une histoire chargée, des parcelles qui voient pousser la vigne depuis 2000 ans... C'est un peu ça, le Pinot noir, une affaire de coeur, de passion. Et lorsque l'on a la chance de boire un bon vin de Pinot, on s'en souvient toute sa vie! Ce fut le cas pour moi, alors que j'ai eu la chance d'ouvrir un Gevrey-Chambertin 1996 de la maison Joseph Drouhin, un vin d'une précision aromatique et d'une longueur infinie... Un vin "sexy", qui nous prend aux tripes et nous fait vivre de belles émotions!

Içi, l'on a affaire au Bourgogne générique de René Bouvier, un producteur de grande réputation dont les cuvées plus prestigieuses reçoivent les éloges des amateurs. 22$ pour un pinot de bonne facture? Voyons voir... Robe rubis claire, premier nez sur les fraises et cerises, une touche de tabac blond, de feuilles mortes et de champignons. Bouche relativement courte, acidité présente, touche de fruits... Bon, me dis-je, c'est pas le Pérou mais pour 22$, c'est quand même pas mal. Je décide de le carafer... Presque une heure plus tard, le vin est beaucoup plus bavard! De subtiles notes de sauce soya, de terre humide et de fleurs apparaissent, la bouche est beaucoup plus ronde, la finale est un tantinet courte et aqueuse, mais on lui pardonne facilement cette faiblesse. Bref, un Pinot de belle facture qui m'a impressionné en regard de son prix. Une belle initiation aux bourgognes génériques sans se ruiner! Servi avec un boeuf bourgiognon et pommes de terre au romarin.

Code SAQ: 11153264
Prix: 22,55$
Rapport Qualité-Prix: bon

samedi 9 mai 2009

Sherwood Estate pinot noir 2007, Marlborough

Vous cherchez un beau pinot sympatique pour la terrasse? Ce spéciment néo-zélandais pourrait bien faire l'affaire! Propriété de Dayne et Jill Sherwood et en opération depuis la fin des années 80, le chai est situé à Waipara, une petite ville au nord de Canterbury tout près de la rivière qui a donné son nom à la municipalité. La région est maintenant reconnue pour ses pinots noirs et ses chardonnay, et bénéficie d'un climat propice à la viticulture, avec des températures plus clémentes et des précipitations très faibles en saison. Les Sherwood possèdent également des parcelles dans la région de Marlborough, plus au nord. Ce pinot noir provient justement de cette région.

Il se présente donc dans un beau rubis clair, presque transparent. Le nez est discret: on y perçoit de la fraise, un côté "végétal" ainsi qu'une certaine minéralité. La bouche, elle, est typique du cépage pinot noir, avec un beau fruité croquant, fruits rouges, belle acidité, un brin végétal encore une fois mais rien de dérangeant. Un bel exemple de pinot noir "nouveau monde" qui saura satisfaire l'amateur. Servir frais (16°c) pour en apprécier le fruit. Un steak de thon sur BBQ pourrait créer un bel accord... À suivre!

Code SAQ: 10384061
Prix: 17.80$
Rapport Qualité-Prix: très bon.

lundi 9 mars 2009

Terres de Méditerranée 2006, vin de pays d'Oc, Dupéré Barrera

Laurent Barrera: ingénieur de formation, sa passion de la vigne le poussera à retourner sur les bancs d'école afin de compléter une formation d'oenologue.

Emmanuelle Dupéré
: fille du compositeur René Dupéré (Cirque du Soleil), elle quitte le Québec à 20 ans afin d'aller étudier l'oenologie en France.

La somme des deux donnera un jeune couple dynamique, opérant depuis 2000 un négoce dans le sud de la France, et exploitant également leur propre vignoble, le Clos de la Procure, situé à Carnoules en Provence (7 hectares de vieilles vignes de grenache, mourvèdre, carignan et cinsault de 30 à 50 ans d'âge, dont 1 hectare et demi en syrah plantée tout récemment). Reconnus par la presse spécialisée comme faisant partie des nouvelles "stars" des vins de Provence, les Dupéré Barrera ont surtout fait parler d'eux pour leur cuvée NOWAT (lire "no watt", sans électricité) ainsi que pour leur approche "raisonnable et biodynamique" du vin. Le résultat semble porter fruit car leurs vins sont très en demande et la qualité est toujours au rendez-vous. Pour avoir dégusté l'ensemble de leurs cuvées sur les deux derniers millésimes, ce sont des vins qui me procurent (sans jeux de mots) beaucoup de plaisir!

Issu de leurs activités de négoce, le "Terres de Méditérannée" est un grand succès commercial içi au Québec. On appréciera ce joli rouge au fruité un peu timide à l'ouverture, mais qui gagne beaucoup en intensité après avoir été carafé une heure. Très droit et pur, avec des notes florales et d'herbes aromatiques (le romarin, le thym...), une bouche qui peut paraitre un peu mince pour certains, mais en ce qui me concerne, j'aime beaucoup cette approche du vin sans artifice et d'une grande buvabilité! Dégusté sur une période de 4 heures, il s'est avéré beaucoup plus "bavard" à mesure que la soirée avançait. Un beau vin qui en donne beaucoup pour son prix. Hautement recommandable!

Je vous invite également à découvrir le blogue des Dupéré Barrera, qui est mis à jour régulièrement et qui se révèle très convivial et riche d'informations sur les activités à la Procure ainsi que la vie de vignerons-négociants-éleveurs. Une belle façon de découvrir l'envers de la médaille et ainsi mieux apprécier leurs vins!

Code SAQ: 10507104
Prix: 15.35$
Rapport Qualité-Prix: Excellent

dimanche 22 février 2009

Bric Del Salto 2007, Dolcetto d'Alba, Sottimano

Un Dolcetto, c'est un peu l'équivalent italien du Beaujolais français; des vins dits "de soif", à la structure légère et généralement d'une acidité et d'un fruité vifs. Voiçi donc un bel exemple de la maison Sottimano, qui possède 14 hectares tout près de la commune de Barbaresco. Andrea Sottimano, qui dirige les opérations au vignoble, tient à ce que le terroir parle dans ses vins, c'est pourquoi il n'utilise aucun pesticide ni fertilisants. Pas de filtration ni levurage, et élevage en cuve inox dans le cas de ses Dolcetto. Le résultat? Un vin d'un rouge brillant, aux francs arômes de fruits rouges, doté d'une acidité rafraichissante. On y retrouve également un côté "minéral" très agréable. Parfait compagnon des pizzas et charcuteries, on gagnera à le servir rafraichi pour mieux en apprécier le fruit. Un bel exemple du style, à prix raisonnable.

Code SAQ: 10856558
Prix: 19.65$
Rapport Qualité-Prix: Très bon.

mardi 30 décembre 2008

Le Combal 2005, Cahors


Pour différentes raisons, la période des Fêtes cette année fut très (trop?) raisonnable côté bonnes bouteilles. Peu importe, car l'important n'est pas la quantité mais bien la qualité et c'est ce vers quoi je me suis tourné en adoptant ce joli vin de Cahors qui traînait là, seul sur une tablette de ma succursale favorite samedi dernier. De bien belles choses ont été dites sur cette étoile montante de Cahors et cette cuvée "le Combal" est l'entrée de gamme du domaine. Issu d'une parcelle de 3 hectares avec des vignes d'environ 25 ans d'âge. Cuvée 100% Malbec, le cépage originaire de la région. Les vins de Cahors ont souvent eu la réputation d'être durs et très acides en jeunesse. Il est vrai qu'à une certaine époque, les jeunes vins de cette région devaient séjourner de longues années en cave afin de s'assouplir. On l'a surnommé "vin noir" puisque les cépages entrant dans sa composition (Malbec, Tannat et Merlot) donnent des fruits très sombres, presque noirs. Certains disaient même que ces vins étaient indestructibles tellement ils étaient de longue garde! De nos jours, les techniques modernes de vinification et le travail à la vigne de jeunes vignerons font que le Cahors est un vin beaucoup plus accessible en jeunesse. C'est aussi un vin très typé, différent des autres vins élaborés avec du Malbec (je pense içi aux vins argentins). Bref, le mariage parfait entre le cépage et le terroir pour notre plus grand plaisir. Essayer le Cahors, vous verrez!

Une belle robe violacée. Un nez s'ouvrant sur le cèdre et les petits fruits séchés. Étonnant à prime abord... À l'aération, il se montre un peu plus bavard avec un fruit éclatant, une pointe de bleuets, quelques notes "toastées" dûes à l'élevage en barriques. En bouche, un peu déséquilibré par une acidité presque tranchante, signe que l'on a affaire à une jeune môme qui mériterait d'aller réfléchir un peu en cave. Manque un peu d'extraction à mon avis. Le fruit est timide, mais les saveurs sont pures et je crois qu'une garde de 1 à 2 années pourrait être intéressant. Ceci dit, nous sommes en présence d'un beau vin qui s'est avéré beaucoup plus plaisant avec le pot-au-feu qui l'accompagnait qu'en solo. Quant à moi, je vais me procurer la cuvée "la Fage" du même producteur (et pour quelques malheureux dollars de plus) afin de me faire une meilleure idée du domaine. Un compte-rendu suivra sous peu!

Code SAQ: 10675001
Prix: 19.40$
Rapport Qualité-Prix: correct

dimanche 21 décembre 2008

Château Paul Mas "Clos des Mûres" 2007, coteaux du Languedoc


Je suis dans une passe "Languedoc" depuis quelques semaines. Je sais pas trop pourquoi, probablement parce que je trouve les vins issus de cette région généralement très "solaires", généreux et à un prix tout à fait abordable. De plus, ils se marient aisément aux plats mijotés que l'on retrouve traditionnellement sur nos tables l'hiver venu. Et c'est exactement ce que j'ai fait, soit de préparer un boeuf aux carottes pour accompagner cette bouteille suggérée par mon conseiller SAQ, alors que j'allais me rabattre sur mon classique Château St-Martin de la garrigue "Bronzinelle", également du Languedoc et excellent au demeurant (code SAQ 10268588, 17.95$).

Et alors, ce Château Paul Mas? Une belle couleur pourpre aux reflets orangés, doté d'une texture grasse qui colle littéralement aux parois de mon verre. Au nez, le cassis se présente en premier. Ensuite, on reconnait la syrah avec ses notes de viande (jambon fumé) et d'épices (poivre et thym pour moi). On y décèle également un côté "jus de raisin Welch" typique du grenache, qui lui procure cette rondeur et ce caractère typique des vins du sud de la France. Des notes "toastées" et vanillées dûes à l'élevage en barrique de chêne complètent en finale, sans pour autant écraser le fruit. Très bien!

Somme toute, une très belle découverte. Un vin qui vous en donne pour votre argent et qui démontre bien tout le potentiel du vignoble languedocien. Quant à l'accord avec mon boeuf aux carottes, j'avais pris soin d'ajouter un verre du même vin à la préparation et le mariage fut parfait! Miam!!!

Code SAQ: 00913186
Prix: 18.70$
Rapport qualité-prix: très bon

mercredi 17 décembre 2008

De Conti, la Truffière 2005, Bergerac


Le vin est un grand mystère... Depuis que je bois "plus sérieusement" (7-8 ans), que je prends des notes, revisite millésime après millésime, découvre de nouvelles régions viticoles, comprend mieux la vigne et la notion de terroir, et affine mes goûts, il m'est toujours venu à l'esprit que je "connaissais" le vin. Mais le vin parfois me déroute, me rappelle à l'ordre, et comme disait Jean Gabin dans sa célèbre chanson: "Je sais qu'on ne sait JAMAIS".

Cette cuvée "la Truffière", élaborée par Luc de Conti (château Tour des Gendres) fut un de mes coups de coeur cette année. Que de plaisir avec ce vin!!! Composée à 90% de merlot et 10% de malbec, il en résultait un rouge généreux, fruité, avec une profondeur et une amplitude rarement présentes dans une bouteille de ce prix (13.75$, SAQ). Amère déception ce soir... Où est le fruit? Où est la profondeur? Un vin mince, acide, fermé... Pourtant, le bouchonnage est exclu (bouchon synthétique), pas de coulure, et le vin est quand même "droit" tant au nez qu'en bouche... Une mauvaise passe? Car il arrive parfois que le vin traverse une "crise d'adolescence". Une période où il faut laisser le temps au précieux liquide de s'acclimater à son nouvel environnement (la bouteille) et patienter pour ensuite retrouver toutes les qualités qui nous ont fait croire qu'il s'agissait d'une valeur sûre. Et moi qui voulait vous faire découvrir un superbe rapport qualité/prix!!! Je garde la demie-bouteille restante pour demain, et je vous reviens avec la suite, voir si un peu d'aération saura réveiller la bête...

Mise à jour, 18 décembre 2008

La bouteille est ouverte depuis 24 heures. Le vin s'est assagi et l'acidité "mordante" qui le caractérisait hier a complètement disparue. Le nez, quoique discret, a évolué et présente des notes de raisins secs et de bois humide. Un petit côté mentholé s'exprime également en finale. Bref, il avait besoin d'air! La carafe sera donc de mise pour apprécier ce jeune vin, mais je reste sceptique quant à son potentiel de garde... Bref, il vaut son prix, sans plus.

Code SAQ: 10846000
Prix: 13.85$ (750ml)
Rapport qualité-prix: correct

dimanche 14 décembre 2008

Les Sorcières du Clos des Fées 2006, Côtes du Roussillon

Hervé Bizeul est tout un personnage. Comme on dit içi, "il n'a pas la langue dans sa poche", et une visite sur son blog (voir la section "liens utiles") ne fera que vous convaincre de l'authenticité de l'homme. Tout un parcous aussi! Dès l'âge de 21 ans, il remporte le concours Ruinart du meilleur jeune sommelier de France, puis après l'aventure d'un bar à vins à Paris et le métier de journaliste et critique gastronomique, il acquiert, en 1997, une parcelle de terrain dans un village de Roussillon (Vingrau) et décide de se lancer dans l'aventure viticole. Lui et sa femme Claudine exploitent le Clos des Fées, et y produisent des vins qui cumulent les bonnes critiques et font que le Roussillon est une région qui mérite qu'on s'y attarde.

Maintenant, parlons de cette cuvée "Les Sorcières". Composée en 2006 à parts presque égales de carignan (35%), de grenache (35%) et de syrah (30%), provenant de vignes agées de 40 à 80 ans. Une belle teinte grenat-violet, laissant de belles trainées grasses sur les parois du verres. Un nez de viande, terre humide, champignons, eucalyptus, poivre et petits fruits noirs. En bouche, c'est rond, soyeux, belle extraction avec des tanins encore un peu rudes mais qui s'intégreront bien après une aération d'une heure ou deux, des épices et fruits noirs complètent le tout. Bu sur une période de 2 jours, le vin s'est avéré beaucoup plus accessible le lendemain, avec une rondeur et un fruit plus défini. Je vous conseillerais donc de le carafer un bon deux heures avant le service afin de libérer son fruit. En somme, un très beau vin dans un bon millésime. Je vais sûrement visiter le 2007 très bientôt afin de pouvoir comparer, je vous reviens avec un compte-rendu de l'expérience!

code SAQ: 10516406 (2006), 11016016 (2007)
Prix: 21.80$ (2006), 19.60$ (2007)
Rapport qualité-prix: très bon

dimanche 7 décembre 2008

Château Mourgues du Grès, "les Galets Rouges", Costières de Nimes 2007


Trait d'union entre la Provence et le Languedoc, les Costières de Nimes est la région viticole la plus au sud de la vallée du Rhône. Içi la vigne a les pieds bien au chaud, puisque le sol est composé de galets de pierre quaternaires qui cuisent sous le soleil, et la tête au sec, fouettée par le Mistral qui souffle en continu dans la région. Des conditions idéales pour la vigne, spécialement pour la syrah et le grenache, les deux cépages entrant dans la composition de ce beau rouge gourmand!

François et Anne Collard exploitent depuis 1990 le domaine familial, ancien domaine agricole appartenant aux Ursulines de Beaucaire avant la Révolution Française ("Mourgues" signifiant religieuses en provencal et "grès", galets). Ils y produisent donc, entre autres, ce vin qui sent bon la prune, les mûres et autres petits fruits "ultra-cuits", avec une pointe de fumée. Très invitant. Gorgé de soleil. En bouche, on y retrouve une belle harmonie où se succèdent les notes de fruits secs, des touches animales, un côté poivré ainsi qu'une belle finale un peu courte mais pure et fraîche. C'est bon, très bon même! On pourrait très bien le servir avec un plat mijoté (boeuf aux carottes entre autres) et un bon pain de ménage, et on est pas très loin du bonheur avec tout ça. Une dose de soleil à l'approche des temps froids!

Code SAQ: 10259753
Prix: 16.75$
Rapport qualité-prix: bon

dimanche 30 novembre 2008

Il Brecciarolo 2006, rosso piceno


Les grecs l'appelaient "Oinotria", ce qui signifie "la patrie des vins", et on y en produit depuis plus de trois millénaires. L'Italie viticole se caractérise par une grande variété de cépages autochtones (plus de 400!), et cette diversité démontre bien la richesse et le caractère parfois "singulier" des vins produits en ses terres. Que l'on pense au Corvina, principal cépage entrant dans la fabrication du Valpolicella, ou au Nero d'Avola, cépage typique de la Sicile, en passant par le fameux Sangiovese, cépage toscan par excellence, toutes ces variétés de raisins font que l'Italie est producteur de vins uniques et originaux. Vous devinez déjà mon amour des vins italiens? Je dois l'avouer, j'ai un faible pour les "rosso" et je vous présente un bel exemple de cette typicité, à prix doux!

Puisque le vin n'est pas seulement l'apanage des grands jours, il faut se trouver de bons vins dits "de semaine" et ce beau rouge italien a tout ce qu'il faut pour jouer dans ce créneau. Robe rouge éclatante, assez claire. Un nez de cerises et d'herbes, avec une touche mentholée. En bouche c'est très harmonieux, les cerises sont présentes, belle acidité, côté mentholé qui se présente en fin de bouche, beaux tanins, finale moyennement longue sur les fruits, touche de vanille provenant de l'élevage en fût de chêne. Dégusté avec une côtelette de porc en croute d'épices et légumes grillés au four, ce fut parfait! Un beau rouge à 14.00$, très passe-partout, je l'imagine très bien accompagner un poulet rôti ou des charcuteries. À ce prix (et disponible partout), pourquoi s'en priver?

Cépages: Montepulciano, Sangiovese

*Vin élu meilleur rapport qualité/prix d'Italie!!! (Almanacco del berebene 2007-Edition Gambero Rosso)

jeudi 27 novembre 2008

Syrah / Bonarda Crios de Susana Balbo 2006, Mendoza


Ouf! Après une grippe qui m'a tenu à l'écart durant presque deux semaines, j'avais vraiment envie de me faire plaisir et de "tester" mon nez quelque peu amoché... Dans le coin gauche, composé à 50% de syrah et 50% de bonarda, le Crios de Susana Balbo!!!

Le cépage bonarda, 2ème en importance en Argentine, est en fait le corbeau, cépage savoyard donnant des raisins noirs. On le retrouve également en Italie du nord, et il fut probablement importé par ces derniers. Pour la fabrication de ce vin, on a utilisé le bonarda issu du vignoble de Los Campamentos, et la syrah provient du vignoble de La Verde.

Une belle robe grenat foncée. Au nez, il se présente tout en fruit, avec des notes de framboises, cerises à l'eau-de-vie, et un bouquet épicé. En bouche, c'est juteux, coulant, avec un très beau fruité, les notes épicées qui se pointent en milieu de bouche, des tanins un peu rugueux mais pas rebutants (s'assagira d'içi un an), et une finale courte-moyenne. Un excellent rapport qualité-prix (13.85$)! Capsule Stelvin.

La gamme "Crios" (qui signifie "enfant" en espagnol) sont les jeunes vins de Susana Balbo (Dominio del Plata S.A.) mais bénéficient des mêmes soins que les cuvées plus dispendieuses. Pour mes ami(e)s de l'Outaouais, il sera difficile d'en trouver, puisque le site web de la SAQ ne mentionne qu'une seule bouteille disponible (31 boul. du Plateau, secteur Hull) mais vous pouvez demander à votre conseiller SAQ de commander ce vin. J'en profite pour saluer Patrick, mon conseiller SAQ qui me fait découvrir des choses incroyables dernièrement. Chapeau Patrick!

Mise à jour - Millésime 2008

Encore une fois, un très beau rapport qualité-prix! Tout en fruit, avec la syrah qui apporte une touche fumée-olive-poivrée. Belle texture et finale persistante. On en redemande!!!